L’écrivain québécois Gilles Jobidon a participé au Festival littéraire de Sofia

Публикувано:
13:05ч / 13.12.2020г
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Le 11 décembre dernier, lors du Festival littéraire international de Sofia, une conversation en ligne a eu lieu avec l’écrivain québécois Gilles Jobidon, dont le roman „Le Tranquille affligé“ a reçu en 2019 le Prix des cinq continents de l’Organisation internationale de la Francophonie. Le livre a été publié en bulgare par la maison d’édition „Est-Ouest“, traduit par Iliana Ochkova. La traductrice et le professeur Stoyan Atanasov ont participé à la rencontre virtuelle avec l’écrivain. La conversation a été parfaitement animée par le professeur adjoint Mme Rennii Yotova, actuellement Représentant de la Francophonie pour l’enseignement du français dans le monde à Dakar (Sénégal).

Au début de l’entretien, Gilles Jobidon a expliqué que son parcours professionnel était lié aux arts visuels et que cela affecte son écriture. Il écrit, à partir de l’image. Il se compare à un sculpteur qui voit dans la pierre ce qu’il a à sculpter et en retire tout ce qui est inutile jusqu’à ce qu’il obtienne la forme désirée. Il est attiré par le minimalisme dans l’art oriental, les espaces débarrassés des objets inutiles, comme par exemple les jardins japonais. L’abondance du baroque européen lui est totalement étrangère.

L’intrigue et les personnages du roman présenté sont fictifs, y compris l’empereur Mu Xi. L’action se déroule dans la seconde moitié du XIXe siècle en Chine. Le personnage principal, Jacques Trévier, est un ancien jésuite défroqué qui vit dans l’entourage de l’empereur. Créant cette situation imaginaire, l’écrivain cherche la rencontre entre les cultures occidentale et orientale, car il est convaincu qu’elles ne se sont pas encore découvertes mutuellement.

Le professeur adjoint Rennie Yotova a partagé son impression que le silence occupe une grande place dans le roman et dans sa philosophie. L’auteur a expliqué qu’il a puisé de la profondeur qui réside dans la vacuité – cet état d’esprit qui est atteint par la méditation.

Le professeur Atanasov a exprimé un point de vue différent sur ce sujet – il n’avait pas senti le silence dans le livre. Il a fait la remarque qu’il aurait dû y avoir une préface dans l’édition bulgare, mais elle y manquait. Sa question adressée à l’écrivain était si les prix littéraires qu’il a reçus l’ont aidé à toucher plus de lecteurs.

Gilles Jobidon a répondu qu’il n’y a pas de préfaces dans la littérature québécoise. Quant au Prix des cinq continents, décerné annuellement par l’Organisation internationale de la francophonie à un auteur de langue française, il l’a rendu plus populaire dans le monde, mais il n’a pas été accueilli avec autant d’enthousiasme au Québec. „Personne n’est prophète dans son pays“, a ajouté l’écrivain avec un sourire.

En tant que représentant officiel de la Francophonie, le professeur adjoint Rennie Yotova a expliqué que le prix en question comprend des présentations du roman distingué dans différents pays du monde avec la participation de l’auteur et que si ce n’était de la crise causée par le coronavirus, cela se serait produit. Cependant, la promotion du roman s’est réaisé ces derniers mois car il était lu lors des traditionnels marathons de lecture, qui cette année, en raison de la pandémie, se sont déroulés à distance.

Rappelons que la participation de l’écrivain à l’édition de cette année du Festival littéraire international de Sofia est également soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie.

La conversation a porté sur les particularités de la littérature québécoise et de la langue française «québécoise», qui possède également un vocabulaire spécifique – on y trouve des mots qui n’existent pas dans la langue parlée en France. „Je ne prétends pas être parisien“, a déclaré Gilles Jobidon. «Je tiens à être moi-même.» Il a expliqué que dans son roman „Le Tranquille affligé“, les mots «québécois» sont très peu, alors que dans un autre de ses romans, consacré au Québec, ils sont beaucoup plus. Parlant de l’amour comme thème du livre, l’écrivain a noté qu’on le trouve dans l’un des sujets – c’est un amour qui finit mal, mais c’est surtout un roman de l’amour pour la langue française.

À la fin de l’entretien, Iliana Ochkova a lu un extrait du roman, traduit par elle-même, et l’écrivain a exprimé son admiration pour le son de la langue bulgare. Il a apprecié aussi l’opportunité, quoique virtuelle, de rencontrer le public bulgare.

Auteur: Gergina Dvoretzka

Le texte en bulgare

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Източник: www.evropaworld.eu